Borderline , ou la vie rêvée des autres...

mardi 10 novembre 2009

Quand ça ira mieux , pensez à ça ...

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Quand vous regardez la vie et qu'elle vous apparait comme triste, difficile, ne semblant pas avoir besoin de vous et se moquant de vous.
Quand vous pensez que chaque jour passé est une épreuve de plus, un jour de plus perdu , et non gagné , une torture où vous vous écroulez vaincue.
Quand vous en arrivez à vous dire que vous seriez mieux si vous n'étiez pas , si vous n'étiez plus , et qu'être là justement , vous fait mal.

Quand ce jour arrive , je ne voudrais pas vous rencontrer.
Quand ce jour arrive , vous ne voulez plus vous voir et vous ne laissez plus les autres vous voir non plus.
Quand ce jour arrive , et ne part pas vraiment , quand votre vie est faite de faux semblants pour plaire aux gens , vous glissez.
Quand on ne vous rattrape pas , vous partez...
Quand ça se corse , c'est qu'on essaie de vous rattraper, de vous dire que ça va passer , que ce sont de moments à vides.


Sûrement

Essayer d'imaginer que ce ne sont pas des passages à vides, mais des tranches de vies quotidiennes qui se répètent telle une spirale.
Quand votre passé se mêle à votre présent continuellement pour tracer un futur dont vous ne voulez pas.

Essayer d'imaginer la douleur ressentie par votre coeur quand , pour essayer de survivre, encore pour les autres , vous vous maintenez dans un état de presque conscience pour rester debout...
Essayer d'imaginer la noirceur des pensées de ces êtres chers qui pensent vous entourer alors que vous ne sentez que leur imposant regard.

Quand vous pleurez d'être là, quand vous ne voulez pas encore passez pour l'egoïste de service en laissant derrière vous deux petits coeurs...
Quand cela vous arrache le coeur de vous dire que , pour elles , qui n'ont rien cherchées, rien demandées, vous vous devez de rester , à souffrir.

Quand vous savez que contrairement aux autres , vous serez toujours ainsi avec des jours plus up que d'qutres, sans espoir.

Je me rappelle d'une phrase , de ma psy à l'époque du premier gros clash où j'ai pu mettre un premier nom sur ce qui arrivait.
D'une phrase tout bête qui me fait presque pleurer à présent.
Cette réplique en rentrant dans son cabinet si spontanée , mais déclenchant de profonds moments de réflexions par la suite.
Ce " toujours ce grand sourire qui nous fait dire que tout va bien , toujours là, pour éloigner les gens ..."
Cette phrase a martelé pas mal de mes années , constat affreux de ma triste réalité , ce beau sourire pour dissimuler , le pire...

Depuis cette époque , les sourires se sont évaporés pour laisser place à des ouragans de larmes , de détresse , attendant patiemment le moment où atteignant le point de non retour , la vie m'a percuté, pour me mettre à terre, pas me tuer... Toujours pas...

Je vais vous conter une histoire , une très longue histoire.
Si vous avez le temps , c'est par là...

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1ère page

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Cela fait un bail que je n’ai pas écrit. J'écrivais plus. Plus ce que la vie est, plus ce que moi je suis, ce que je fais ou ce que je pense, plus ce que les autres disent, font, sont ou pensent ou encore ce qu'ils n'osent… non j'écris plus. J'écris plus parce que ça sert à rien. Parce que les autres ne changent pas. Écrire ne fait pas changer, ne fait pas avancer. Écrire ça fait réfléchir, penser, triturer chaque petites choses. Des choses sans les moindres importances. On n’évolue pas : on analyse. On passe son temps à analyser, à observer, scruter chaque petits détails pour essayer de dire :"Ça y'est, c'est pour ça, c'est à ça que je sers". Mais, c'est juste qu'on a analysé tant de trucs, que forcément à la fin, il ne reste plus rien. Alors c'est obligé, il ne reste que ça. Mais écrire c'est se confier, et c'est bien. Parce que la vie va mal, que le monde tourne mal et que moi je suis mal. Je suis le MAL. Je ne sais faire que le mal. Je peux détruire les gens, comme je veux. Je peux me détruire, MOI. Je crois qu'en faite, je déteste tout le monde. Tous ceux qui ne me comprennent pas, y compris moi. Oui, si moi je ne me comprends pas, je ne peux pas leurs demander de me comprendre. Pour aimer, il faut s'aimer soi-même. Alors pourquoi moi je ne m'aime pas. Pourtant on dit que je suis belle. Belle et vierge. Mais est-ce ma figure qui réfléchie. C'est mon visage qui réagie aux conneries des autres ? Non. Alors le physique c'est que dalle. C'est le cerveau qui est tout. Et le mien, il est noyé. Il ne sert à plus rien. A quoi bon servir quand on te dit que ce que tu fais «  c’est bien, c'est mal, recommence, tu vas y arriver ». Merde, qu'il le fasse à ma place si ça paraît si simple. Et puis, il faut donner pour recevoir. Recevoir quoi ? De la merde, des coups bas ? Merci bien. Moi je veux plus donner. Plus recevoir. Je veux la franchise. Je veux me donner, seulement pour se donner, il faut déjà s'appartenir. Ce n’est pas facile. Tu te mets devant le miroir et tu répètes bien fort :" Ça c'est toi, tu es à toi, à personne d’autre". C'est bien ça. J'ai tellement bien réussi, que je n'appartiens à personne, pas même à moi. Je me suis oubliée. J'ai un corps et autour des barrières. Faut laisser passer personne sinon ça fait un passage avec l'extérieur et c'est un risque. On peut attraper pleins de choses. Des bonnes choses mais des pas bonnes, alors comme y'a un risque, ben j'ouvre pas et je les laisse tous dehors. Comme ça y'a pas de danger ! A l'intérieur on craint rien. Mais avec le temps, à force de tourner en rond, toute seule on devient dingue.

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A quoi je sers - Mylène Farmer

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Poussière vivante,
Je cherche en vain ma voie lactée
Dans ma tourmente,
Je n'ai trouvé qu'un mausolée
Et je divague
J'ai peur du vide
Je tourne des pages
Mais... des pages vides

Poussière errante,
je n'ai pas su me diriger
Chaque heure demande pour qui,
pour quoi, se redresser
Et je divague
J'ai peur du vide
Pourquoi ces larmes
Dis... à quoi bon vire

Mais mon Dieu de quoi j'ai l'air
Je sers à rien du tout
Et qui peut dire dans cet enfer
Ce qu'on attend de nous, j'avoue
Ne plus savoir à quoi je sers
Sans doute à rien du tout
A présent je peux me taire
Si tout devient dégoût

Poussière brûlante,
La fièvre a eu raison de moi
Je ris sans rire,
Je fais n'importe quoi
Et je divague
J'ai peur du vide
Je tourne des pages
Mais... des pages vides

Mais mon Dieu de quoi j'ai l'air
Je sers à rien du tout
Et qui peut dire dans cet enfer
Ce qu'on attend de nous, j'avoue
Ne plus savoir à quoi je sersfemme_perdue_m
Sans doute à rien du tout
A présent je peux me taire
Si tout devient dégoût

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2è page

Ben voilà, j'ai 18 ans aujourd'hui et tout le monde m'a effectivement demandé ce que cela me faisait. La réponse super explicative : RIEN.

Je vais pouvoir passer mon permis bientôt puisque j'ai fait la conduite accompagnée. J'ai le droit de vote donc il faudra que j'aille m'inscrire à la mairie. Mais j'ai des opinions bien définies et je n'irai pas voter. Je ne vote pas des cons et je pense que l'on est dirigé par des cons, au moins, je n'aurais pas en tête que le con qui est au gouvernement y est grâce à moi. J'ai ma fierté. Sinon quoi d'autre. J'ai le droit d'aller en boîte mais je n'y vais jamais. Non, en faite, aujourd'hui j'ai plutôt le cafard.

Cette nuit, à 4 h du matin, j'ai été réveillée brutalement par un cauchemar. Je me suis projetée de mon lit avec une force telle que je me suis arrachée le bas du dos au bureau. Quand ma mère a fait mon lit, la couette été, elle, propulsée par terre. Le cauchemar ? Une araignée de

10 cm

de haut, avec des pattes rangées comme un soldat. J'ai dormi le reste de ma nuit, en bas dans le salon, tellement j'ai cru que je n'avais pas rêvé et que l'araignée était réelle. En général, mes nombreux cauchemars ne me font pas peur, mais là, pour me jeter par terre, on ne peut pas dire, qu'il ne m'ait fait aucun effet. Bien au contraire. Alors, je pourrais dire que le jour de mes 18 ans, la fille s'est retrouvée parterre, suite à un HORRIBLE cauchemar. J'en ai des bonnes à raconter. Des trucs comme ça, c'est qu'à moi que ça arrive. Je ne m'en plains pas, mais ce rêve, je m'en serai passé. La trouille que j'ai eue. En tout cas, j'ai des réflexes. Au premier danger, je saute ! Quoi d'autre ?

Rien du tout. C** a oublié. Ca me fait de la peine. Moi je pense souvent à ce genre de choses et là, j'ai l'impression que tout le monde a oubliée. Même G** n'y a pas pensé. Mes amis qui habitent Paris, Bordeaux, eux, y ont pensé. Et pourtant je ne peux pas dire qu'on se voit tous les jours. J'ai le cafard, j'ai l'impression que personne ne m'aime réellement. Je pense que se sont tous des profiteurs. J'ai envie de pleurer quand je pense à ça. Mais je ne le fais pas. Ils n'ont pas besoin de mes larmes. Cela leur ferait trop plaisir, s'ils se doutaient simplement que je souffre de ce manque de présence. La simplicité ça fait plaisir. Ils n'ont pas besoin de m'offrir de cadeaux, juste de me dire :"Bon anniversaire". Je ne crois pas que cela puisse leur arracher la langue. Mais cela m'a permis de constater que je ne suis pas si précieuse pour certains, et valait mieux que je m'en aperçoive maintenant plutôt que dans 10 ans et là, je souffrirais encore plus. Je sais que C** va venir pour me le souhaiter. A l'école, je veux dire. Peut-être même avec un cadeau, mais bon, le cadeau, ce n'est pas obligatoire. Même si je ne l'aime pas du tout, j'aime qu'on fasse attention à moi. S** aussi va me le souhaiter, une fois qu'elle saura que c'est mon anniversaire, car naturellement je ne l'ai dit à personne.

Je sais, je veux qu'on me le souhaite, mais je ne le dis à personne. Je ne suis pas le genre de fille, qui répète à tout bout de champ que demain c'est son anniversaire. Je devrais peut-être. Je ne sais pas. Dans ce cas là, je ne serais plus moi. Je sais que quelque fois, je ne me plais pas toujours telle que je suis mais je suis comme ça et changer ne m'irait pas. Je ne suis pas le genre de fille qu'on peut modeler à sa guise, car elle ne convient pas comme cela ou bien qu'elle dérange parce qu'elle affirme ses pensées. Moi je suis pour la liberté d'expression et même si cela en dérange beaucoup. Jamais je ne me tairais. Les autres, je les EMMERDE.

J'ai été un peu trop dure tout à l'heure avec G**. Je viens de recevoir un message. Elle me souhaite pleins de bonnes choses. C'est vrai que j'ai tendance à tout de suite dramatiser, mais c'est que je voulais tout d'un coup. Je veux toujours tout d'un coup. C'est tout ou rien. J'ai aussi eu un message sur le répondeur du portable car je n'avais pas mis la sonnerie. Personne n'a parlé concrètement. Je ne sais pas qui c'est. Je pense que c'était dans un café, à cause du bruit, et je pense aussi que c'était dans les environs de Grosblie, vu l'accent que le mec avait. Ah oui, je sais que c'est un mec. Je pencherais pour L*** vu l'intonation de la voix.

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Fuck them all - Mylène Farmer

newdollies0044

La Nature est changeante
L'on respire comme ils mentent
De façon ravageuse
La Nature est tueuse

Au temps des "favorites"
Autant de réussites
Pour l'homme qui derrière a...
Une "belle" qui s'affaire à...

{Refrain:
Faire... de leur vie un empire
Blood and tears!
Faire l'amour à Marie
Blood and tears!
Et Marie est martyre
Blood and tears

Sur le mur nos soupirs !
Fuck them all!
Faites l'amour
Nous la guerre
Nos vies à l'envers
Fuck them all!
Faites l'amour nous la guerre
Saigner: notre enfer !
Fuck them all!
Faites l'amour
Nous la guerre
Nos vies à l'envers
Blood and soul
Faites-le-nous !
Dans le texte
Le sang c'est le sexe}

De nature innocente
L'on manie élégance
Et d'une main experte
D'un glaive l'on transperce

Les discours trop prolixes
Que de la rhétorique
Lâchetés familières
Qui nous rendent guerrières

{Refrain}

Hey bitch, you're not on the list
You witch, you suck, you bitch
They said... {x2}

Hey bitch, you're not on the list

                        

                           


What's your name, again?
Hey bitch you're not on the list
You witch, you suck, you bitch

Hey bitch you're not on the list
Hey bitch you're not on the list
You witch You're not on the list
You witch, you suck, you bitch
What's your name again?

Hey bitch, you're not on the list
Hey bitch you're not on the list
You witch You're not on the list
You witch, you suck, you bitch

{Refrain}x3

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Fuck them all - Analyse

FUCK THEM ALL
            
La nature est changeante
Annonce de thème: le temps du changement, l’inversion des rôles, idée aussi que ce qui paraît naturel (la domination du sexe fort, des forts en général) n’a rien de permanent. Le mot ‘nature’, aux premières loges, semble amorcer une chronologie historique, avec comme point de départ l’état de nature, Adam et Eve peut être.
            
L'on respire comme ils mentent
Deux groupes en opposition manichéenne, ‘on’ et ‘ils’ ; ceux qui respirent, vivent, et ceux qui dominent par le mensonge (les hommes contre les femmes, plus généralement les dominants, les oppresseurs).
            
De façon ravageuse
‘Ravageuse’, mot dur et violent ; profondeur du thème abordé.
            
La nature est tueuse
Echo à la phrase d’introduction : la nature est changeante, tueuse aussi; retournement de situation. Idée que l’opposition précédemment évoquée est meurtrière ; un duel à mort.
            
Au temps des favorites
D’Agnès Sorel à Jeanne du Barry, on pense surtout à la Pompadour, la Montespan ou à Madame de Maintenon ; le XVIIe, le XVIIIe ; Louis XIV ; le temps des puissants, de la monarchie ‘absolue’, du monarque de droit divin ; toujours donc une double dimension de l’oppression ; la domination des puissants, et l’évocation de la place de la femme ; les deux thèmes se répondent; le texte donne une dimension politique à la guerre des sexes.
L’utilisation du mot ‘temps’ est révélatrice; l’histoire en toile de fond, une évocation filée de la domination masculine et des différentes oppressions (références bibliques, empire romain (église romaine), domination américaine).
            
Autant de réussites pour l'homme
L’homme en général, le monarque absolu en particulier; donc le puissant (extension à toutes les dictatures, présidences abusives (Bush ?)).
La réussite c’est aussi ce jeu de carte où le Roi arrive en premier, devant la Dame, et plus généralement où tout s’ordonne de manière hiérarchique, où chacun a une place dont il ne doit pas bouger.
            
qui derrière a une belle qui s'affaire à
La femme chez Mylène Farmer est belle; évocation aussi du pouvoir politique des femmes (influence des grandes favorites), présent mais dans l’ombre, ‘derrière’ ; le texte semble annoncer une rupture avec ce temps : sortir de l’ombre ? on pense au titre de l’album, ‘avant que l’ombre’ s’abatte sur la force féminine? Retrouver la lumière du paradis avant le péché originel ?
            
Faire de leur vie un empire
‘leur’ : ‘l’homme’ au singulier, montré du doigt juste avant, redevient pluriel ; c’est le ‘ils’ de ‘ils mentent’ qui désigne le double ennemi : l’homme qui domine la femme, mais plus généralement le dominant, l’impérialiste.
L’empire américain bien sûr n’est pas loin ; le passage en anglais de toute façon accrédite le sens d’une attaque en règle contre l’hégémonie américaine et la guerre en Irak (martèlement du mot ‘guerre’), et peut être l’annonce de son déclin, du changement ; une dimension politique du texte non négligeable donc.
L’empire fait également penser à l’Empire romain : temps biblique, oppression des chrétiens par les romains (martyres) ; parallèle avec l’empire américain ; avec tout ce que cela implique (détournement du sacré et de la religion et thème du déclin).
Enfin Mylène Farmer (Libertine, Pourvu qu’elles soient douces) a lu Sade ; le jeu de mot vit/vie ne peut donc pas être innocent ; ajoutons le fait que l’on trouve ‘derrière’ dans le ‘vers’ précédent et que soit scandé ‘fuck them all’ tout au long de la chanson…
            
Blood and tear
C’est un écho quasi immédiat :la domination entraîne le sang (le sang de la femme, le sang des tueries) et les larmes (souffrance des opprimés).
            
Faire l'amour à Marie
Grammaticalement c’est la ‘belle qui s’affaire’ qui reste le sujet de la phrase et semble donc ‘faire l’amour à Marie‘ ; adoration de la vierge ? la religion opium des femmes (Maintenon la pieuse, la Vallière et Montespan qui finissent au couvent) et du peuple en général ? Le texte pourrait ici dénoncer l’utilisation de la religion, le détournement du sacré pour en faire une arme de domination et d’oppression.
            
On peut considérer également que c’est le début d’une nouvelle phrase ; c’est alors l’homme qui fait l’amour à Marie : avec au passage remise en cause de l’immaculée conception, et sans doute effectivement une lecture marie-madeleiniste de cette phrase (Dan Brown n’a rien inventé), avec Marie-Madeleine femme de Jésus.
Et puis aussi le jeu de mot Marie-mari ; l’évocation du rôle de la femme réduite à faire l’amour à son mari.
            
Et Marie est martyre
Les deux mêmes, Marie, mère de Jésus et Marie-Madeleine, sa compagne, martyre, victime de l’oppression. On ne peut ignorer le jeu de mot Marie est/Mariée ; Marie-Madeleine, le féminin sacré, la femme de Jésus. Ca m’ennuie de le dire mais Mylène semble effectivement avoir aimé le Da Vinci Code…
            
Blood and tear
Marie martyre qui pleure et saigne pour les femmes et les peuples opprimés.
            
Sur le mur nos soupirs
Le mur des lamentations, le dernier soupir, le mur obstacle, le mur sur lequel se sont jusque là échoués les cris de révolte ; mais ce mur évoque quelque chose d’autre, une référence explicite ; le mur de Berlin peut-être, fruit d’une des guerres les plus meurtrières, symbole de l’opposition Est-Ouest… Peut être un autre mur mais je ne trouve pas.
            
FUCK THEM ALL
Un cri d’enfant, d’adolescent plutôt; un cri de révolte donc ; celui que tout le monde connaît adolescent et auquel les chœurs semblent nous rappeler. Un cri presque primal, ancré en chacun de nous, un cri qui a l’instar d’un chant en chœur doit devenir collectif.
            
Faîtes l'amour nous la guerre nos vies à l'envers
Toujours cette dualité, ‘nous’ et ‘ils’ ; les femmes/ les hommes parallèlement aux opprimés/dominants ; idée surtout de l’inversion des rôles et donc de la révolte, évocation peut-être de la révolution qui a suivi le temps des favorites.
Mais ‘faites l’amour’ rappelle aussi ‘faire l’amour à Marie’ ; la religion opium du peuple donc, détournée en un instrument de pouvoir.
Et puis toujours l’idée de guerre des sexes, la femme guerrière, la femme au pouvoir (cf ‘la force est féminine’ de Méfie-toi), la Dame avant le Roi.
            
Faîtes l'amour nous la guerre signez notre enfer
Signez/saignez/saigner ; à votre tour l’enfer de la soumission ; à votre tour de souffrir ; l’idée du sang encore (sang de la femme, sang du christ, sang des martyres, sang des tueries) et l’évocation de l’enfer comme référence biblique à ajouter à la liste.
            
Fuck them all
Blood and soul
            
Faîtes l'amour/le nous ? dans le texte le sens est le sexe
Le sang c’est le sexe ??? peu importe finalement la version définitive du texte on l’entend très clairement et c’est loin d’être anodin. La souffrance (le sang) serait donc le sexe ; violence du rapport sexuel, du rapport amoureux (cf : l’amour à mort);
            
‘Dans le texte le sens est le sexe’ ; texte biblique ? peut-être aussi le ‘texte’ même de la chanson.
            
De nature innocente
L’innocence des femmes certes, mais aussi celle des enfants ; les femmes et les enfants, les opprimés.
            
L'on manie élégance
La subtilité de l’esprit et de l’esprit féminin, qui rappelle le thème de Méfie-toi; ‘manie’ comme le maniement d’une arme, le ‘fouet qui claque’ de méfie-toi.
            
Et d'une main experte d'un glaive l'on transperce
Les femmes guerrières, les amazones, les walkyries plutôt (armées d’un glaive et d’une lance), substituent leur glaive à la pénétration masculine; le sexe faible devient fort, avec pour arme l’élégance.
Développement de l’idée de nature changeante, et de vies inversées ; la femme devient homme, ou à tout le moins sexe fort;
Le fuck, au sens littéral, n’est plus l’apanage de l’homme ; Mylène arme les femmes, les opprimés, pour la guerre, d’un glaive ; ‘fuck them all’.
            
Les discours trop prolixes que de la rhétorique
Double dimension toujours, à la fois les discours politiques, la version officielle de l’histoire (‘ils mentent’, de l’histoire du Christ écrite par l’Eglise romaine, à l’histoire actuelle écrite par les américains ) et le discours masculin de la séduction.
            
Lâchetés familières
Lâcheté de l’homme, de la nature humaine.
            
Qui nous rendent guerrières
Appel à la rébellion, à la révolte, à la guerre (clip de Désenchantée); le féminin de guerrière est intéressant car il laisse penser que si le texte a plusieurs sens, le message premier reste féministe.
            
Hey bitch you're not on our list
You witch! you suck! you bitch!
(they said)
Hey bitch you're not on our list
You witch! you suck! you bitch!
(they said)
Hey bitch you're not on our list
What's your name again ?
            
Ce pont en anglais est significatif car il donne assez clairement au texte sa dimension anti- américaine, anti-Bush probablement.
On peut y voir de nombreuses références qui s’intègrent totalement dans l’esprit du texte ; la ‘list’ rappelle la liste de Schindler et donc référence à la l’holocauste et à la seconde guerre mondiale.
L’idée aussi de fermeture des frontières ; on ne passe pas ! donc le mur, le mur de Berlin, la frontière en général ; on pense aussi aux ‘vies à l’envers’ où on entend clairement ‘visas’ ; étrangers insultés, refoulés.
‘You witch’ fait référence à toute forme de ‘witch hunt’, de chasse aux sorcières ; maccarthysme et toute forme d’extermination en général.
            
*
* *
            
Ce texte tire sa force de ses dimensions multiples; à la première écoute on entend des mots qui claquent ; sexe ; amour, guerre, fuck, bitch, un côté démago facile donc, avec tous les grands thèmes farmeriens réunis.
Mais le texte va plus loin, comme si Mylène Farmer jouait avec les thèmes qui ont construit son univers pour les rassembler dans un texte au message fort. Le rapport sexuel entre l’homme et la femme , le pénétration violente et souffrogène (on se souvient de l’évocation du viol dans Optimistique moi) s’inverse: la femme s’arme d’un glaive phallique, devient guerrière.
            
Plus encore le rapport sexuel est le symbole de la domination et de l’oppression au sens large; ‘fuck them all’ prend alors tout son sens ; ce cri de révolte banalisé (en pays anglophone on entend ‘fuck’ dans chaque phrase) ne doit pas faire oublier son sens littéral ; c’est le cri qui unit les dimensions du texte, sexuelle et politique.
            

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3è page

Je ne parle plus à C*** depuis le 26 avril. Le matin elle est arrivée en éco et elle a demandé à savoir s'il y avait un problème. Je lui ai répondu que, effectivement il y avait un problème. Elle a demandé à savoir quel était le problème. Je lui ai répondu que je ne la supportais plus, que son stress commencait sérieusement à me gonfler, qu'elle était très chiante et que je voulais prendre l'air, que de toute façon, on était pas mariée et que je faisais ce que je voulais. Sur ce, elle a commencé à se mettre à pleurer et à dire que j'aurais dû lui dire, qu'elle allait changer. Je lui ai dit que j'avais déjà essayé, et à de nombreuses reprises,  et qu'elle ne voyait jamais rien. Puis elle a voulu sortir dehors pour se calmer, et prendre l'air. On est sorti, et une fois dehors, elle a commencé à saigner du nez. Putain elle m'a tout fait. Je lui ai dit de se calmer, qu'elle devrait parler avec sa mère, que je devais pas supporter toutes ses histoires.


Puis on a été à l'infirmerie. On est remontée à 8h30. À 11 j'ai été avec A**, une copine à S***. On a croisé C***, qui a demandé qu’on l'attende à 12 h pour aller manger, et A**, a dit qu'on mangeait à 11h40. J'ai dit qu'oui, sans comprendre et C* à dit : "ben merci". Puis elle est partie. Je l'ai évité toute la journée. Le lendemain matin, elle a dit salut, je n'ai pas répondu, et elle est venu derrière moi et avant qu'elle ouvre la bouche, je lui ai dit :" Non, tu peux pas". Et depuis ce jour, je ne lui adresse plus la parole. Jeudi dernier, elle s'est incrusté avec S**, et donc, elle a mangé avec nous. Aucune de nous 3, ne lui a adressé la parole. Je suis trop contente de ce qui lui arrive. C'est méchant, je sais, mais au moins, je suis heureuse. Je suis toujours à côté de S** en cours, ou de V***, quand elle n'est pas là, ou à une table, devant elles. Mais jamais à coté de C**, au moins, c'est clair pour tout le monde, même pour les profs qui ont remarqué la situation. D'ailleurs, on m'a dit que C** détestait être seule à sa place, car "vis- à -vis des autres, ça fait pas bien". Elle est vraiment conne.



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Les proverbes dans mon antre

" Les proverbes ressemblent aux papillons; on en attrape quelques-uns, les autres s'envolent "

Ici je vais vous livrer les proverbes qui me plaisent... J'avoue que chaque jour, j'aime des proverbes différents et parfois radicalement opposés à ce que je pensais la veille... Ici pas forcément TPL, mais peut-être juste humain ...

Posté par Border_line à 23:15:18 - Proverbes - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

1er proverbe

" Vaincre la colère, c'est triompher de son plus grand ennemi. "
Publilius Syrus

Posté par Border_line à 23:16:43 - Proverbes - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

2è proverbe

" Celui qui se fâche a deux peines : celle de se fâcher et celle de se remettre. "
L.-F. Sauvé

Posté par Border_line à 23:18:42 - Proverbes - Commentaires [0] - Rétroliens [0]